Vous mourrez d’envie d’aller gambader dans les eaux cristallines des Antilles, mais craignez de vous retrouver coincé dans un mauvais remake des Dents de la Mer ? ! Ne paniquez pas ! Dans cet article, nous découpons les instantanés de façon sushi et nous expliquons en quelques points pourquoi avoir peur des requins en Martiniquais ressemble plus à un cauchemar irrationnel qu’à une réalité potentielle.
Quels types de requins croisez-vous en Martinique ?
Allons droit au fait. Comme partout dans la mer des Caraïbes, les eaux chaudes qui enveloppent la Martinique et les îles voisines abritent plusieurs espèces de requins. Le requin citron et le requin de récif figurent parmi les plus fréquemment observés ; la chair du second se retrouve même dans certaines recettes créoles. N’imaginez pas pour autant croiser des bancs de squales à chaque sortie : il arrive que quelques requins tigres, makos ou bouledogues s’aventurent au large de la Guadeloupe ou de la Martinique, et plus rarement, certains plongeurs mentionnent la présence de requins-marteaux ou de requins nourrices. Ces derniers restent toutefois des visiteurs occasionnels, et la population de requins dans les Caraïbes demeure modeste en comparaison de celle de l’océan Indien. Inutile de fantasmer : le grand requin blanc ne fait pas partie du paysage martiniquais.
Le danger d’une attaque est-il réel ?
Les requins rencontrés dans la région préfèrent nettement l’ombre à la lumière. Ils se tiennent à distance des humains et il est rare d’en croiser près des plages, protégées par l’épaisse barrière de corail. Les eaux claires et peu profondes des sites de baignade martiniquais n’attirent pas les prédateurs marins, qui privilégient les grandes profondeurs troubles et riches en proies. Autre point à connaître : la plupart des requins présents autour de la Martinique sont actifs durant la nuit, ce qui réduit encore la probabilité de tomber nez à nez avec l’un d’eux en pleine baignade. Les conditions naturelles jouent clairement en faveur des baigneurs.
Où se baigner en paix ?
Là où la Réunion a tristement fait parler d’elle, la Martinique affiche un bilan d’une stabilité remarquable : aucune attaque recensée depuis près d’un siècle. La même tranquillité règne sur les autres îles françaises de la région, preuve que les baignades et sports nautiques restent sûrs. Si malgré tout, l’idée de partager l’eau avec un squale vous crispait, mieux vaut éviter les plages de la côte sud, entre Sainte-Anne et le Diamant. Les courants y sont forts et peuvent attirer la faune vers le récif. Sur la côte est, la baie du Galion est connue pour la présence régulière de certains prédateurs. À l’inverse, plusieurs sites se distinguent par leur sécurité et leur cadre agréable :
- L’Anse Mitan : une langue de sable face à Fort-de-France, très fréquentée et offrant de nombreuses possibilités d’activités nautiques. La surveillance y est optimale.
- La baignoire de Joséphine : sur la côte atlantique, cette baie peu profonde, protégée par le récif, séduit par ses eaux limpides et calmes.
- Cove La Brèche : abritée par la pointe Tartane et les hauts-fonds de la baie, cette crique offre des eaux tranquilles, idéales pour les familles avec enfants.
Quelles sont les règles à adopter ?
Regardez où vous mettez les pieds
Les attaques de requins dans la mer des Caraïbes sont rarissimes, mais la prudence reste de mise. Évitez d’envahir les territoires fréquentés par ces animaux sans préparation. Avant de vous lancer dans le surf ou la plongée sous-marine au large, renseignez-vous sur la zone choisie afin de limiter tout risque inutile.
Pas de provocations inutiles
Autre principe : ne tentez pas les requins. L’alimentation volontaire de ces animaux, même pour impressionner ou satisfaire la curiosité, est à proscrire. Cette pratique, bien que condamnée par les autorités locales, consiste à attirer les requins à l’aide d’appâts, à la surface ou en plongée. Ce genre d’expérience, parfois utilisée pour la promotion de certaines activités, augmente considérablement le danger d’une attaque.
Restez vigilant
Enfin, adoptez quelques réflexes simples. Privilégiez la baignade en groupe : les prédateurs marins ciblent rarement une foule. Si vous êtes blessé ou susceptible de saigner, renoncez à l’eau, les requins détectent la moindre trace d’hémoglobine. Les maillots aux couleurs trop vives ou les accessoires brillants peuvent aussi attirer leur attention. Enfin, évitez de nager pendant la nuit, au lever ou au coucher du soleil.
Comment réagir si vous faites face à un requin ?
Rencontrer un requin en Martinique relève de l’exception. Mais au cas où le hasard vous placerait sur sa route, voici des recommandations utiles à appliquer :
- Gardez votre sang-froid : évitez tout mouvement brusque ou geste désordonné, qui risquerait d’éveiller l’instinct de prédation du requin. Rejoignez calmement la rive ou votre embarcation, en brasse ou sur le dos.
- Gardez-le à l’œil : surveillez-le constamment pour anticiper ses mouvements. En groupe, positionnez-vous dos à dos.
- Repoussez-le si besoin : en cas de proximité, visez les yeux ou les branchies avec force. Le requin n’aime pas être attaqué et se montrera réticent à poursuivre.
- Quittez l’eau dès que possible : une fois le danger écarté, regagnez la terre ferme sans traîner.
Pour résumer
La présence de requins autour de la Martinique est un fait, mais les rencontres restent rares, surtout près des plages. Un peu de vigilance et de respect pour l’environnement marin suffisent à profiter sereinement de la mer et des fonds sous-marins. Ne laissez pas une crainte démesurée vous priver d’un séjour inoubliable sous les tropiques : la Martinique a bien plus à offrir que quelques silhouettes furtives sous la surface.

