Voyage en Tasmanie : des conseils pratiques pour partir l’esprit léger

La Tasmanie : ce nom résonne comme une promesse d’aventure à la lisière du monde connu. Idyllique pour les voyageurs en PVT australien ou les amoureux de nature brute, l’île se révèle à ceux qui osent quitter la facilité du continent. Grands espaces, plages indomptées, vie sauvage omniprésente, habitants sincères : tout y invite à ralentir le pas et à élargir son regard. Ce guide rassemble tout ce qu’il faut pour préparer une escapade en Tasmanie, sans rien laisser au hasard. Trois récits de voyage en Tasmanie vous attendent si vous cherchez l’inspiration ou la preuve que s’y rendre vaut chaque détour.

Comment se rendre en Tasmanie ?

Sauter sur un ferry ou profiter d’un vol rapide ? Pour rallier cette île un brin rebelle, il faut choisir sa route. Dix heures de traversée au prix fort si l’on choisit la voie maritime, avec Melbourne comme port unique de départ, mais l’occasion d’embarquer van, voiture ou vélo pour une liberté totale sur les routes tasmaniennes. Un choix qui dépend du rythme et du style d’aventure espéré, que ce soit pour faire le tour de l’île, en explorer une partie ou poser ses valises pour un travail saisonnier.

La Tasmanie en ferry

Voyager en ferry vers la Tasmanie implique quelques points à retenir :

  • Une seule compagnie fait la navette : Spirit of Tasmania part de Melbourne une à deux fois par jour, selon la période de l’année. En dehors de la haute saison, seul le trajet du soir subsiste, hormis un extra le samedi. Pendant l’été austral, les options se multiplient,voir défiler les côtes sous le soleil a son charme. Préparez-vous : dix heures de traversée, c’est la norme.
  • La traversée en journée reste la solution la moins chère, évitant d’ajouter cabine ou siège réservé à l’addition. On peut alors obtenir un billet à partir de 85 $ AUD, simple et efficace.
  • Pour dormir, un siège inclinable coûte au moins 99 $ AUD. Pour un minimum d’intimité : 35 $ AUD de plus suffisent pour passer une nuit en cabine partagée de quatre lits, une cabine privée démarre à 139 $, les versions luxe montent jusqu’à 500 $ AUD.
  • Venir avec son véhicule ne fait pas sauter la banque : comptez généralement 99 $ AUD pour une voiture ou un van classique, 69 $ AUD pour un vélo accompagné, voire 19 $ AUD pour un vélo seul.
  • Bénéficier d’un bon tarif implique de s’y prendre tôt. Un aller-retour en emportant son véhicule peut descendre à 554 $ AUD, ou 594 $ AUD si l’on préfère la catégorie siège inclinable pour la nuit.
  • Le point fort du ferry réside dans la liberté offerte : on peut changer sa date de retour (si l’on prévient au moins 24 heures avant), sauf si un écart de prix s’applique.
  • Pour dormir dans les sièges inclinables, le bruit des moteurs et l’agitation laissent parfois à désirer mais les cabines restent propres, et les douches sont franchement appréciées au réveil.
  • L’essentiel est à bord : vue sur le large, bureau d’information pour caler la suite du périple, salle de projection… l’attente passe sans encombre.

Douche gratuite à Devonport : le bon plan

Après une nuit chahutée sur un siège, débarquer à l’aube réclame souvent une bonne douche. C’est possible sur la plage de Mersey Bluff, au nord de la ville. Le bâtiment municipal sur le sable offre un accès à plusieurs douches chaudes gratuites (avec parfois quelques variations selon la saison ou les règles en vigueur). Face à la mer et avec un petit-déjeuner sur un banc, on attaque la journée du bon pied.

  • Embarquement pour la Tasmanie, à bord du Spirit of Tasmania

La Tasmanie en avion

Prendre l’avion, c’est viser l’efficace : le décollage de Melbourne propulse en une heure à Hobart ou Launceston. Voici ce qui attend les voyageurs sur cette voie :

  • Des vols directs relient Melbourne et la plupart des grandes villes du continent à Hobart ou Launceston. Pas de détour compliqué : arrivée rapide assurée.
  • Les compagnies à bas prix (Jetstar, Virgin Australia, Tigerair) proposent des billets simples entre 60 et 100 $ AUD, même en période de forte affluence. Pour surveiller les prix, s’orienter vers un comparateur reste judicieux.
  • Gros obstacle : on ne peut pas embarquer son véhicule. Il faudra donc en louer un à l’arrivée,et limiter les bagages à l’essentiel.
  • Pour une location de voiture ou de camping-car, comparer les offres permet d’éviter les mauvaises surprises. À Hobart en plein été, les prix grimpent souvent à 300 $ AUD la semaine pour une voiture, et à 700 $ AUD pour un camping-car.

Biosécurité : aucune tolérance sur les denrées alimentaires

Règle stricte sur tous les accès : pas de fruits ni légumes frais dans les bagages. L’île garde son écosystème à l’abri du moindre parasite. Mieux vaut vérifier la liste des interdits avant le départ, sous peine de démarrer le séjour avec une confiscation ou une amende en douane.

Quand venir en Tasmanie

Pour un roadtrip

Sortir de Melbourne peut donner la sensation d’échapper à la monotonie urbaine, mais il faut s’attendre à une météo qui refuse toute routine. Même l’été joue avec les nerfs : soleil, vent brutal, bruine puis ciel limpide, tout peut basculer en quelques heures. Entre décembre et février, le climat reste globalement doux,parfait pour parcourir l’île. En hiver, la donne change : les températures chutent et il arrive que la neige ferme certains sentiers.

La période décembre-mars tape dans le mille : autour de 20 °C en moyenne et seulement trois jours sur dix sujets à la pluie. Novembre ou avril se défendent, mais la fraîcheur s’accentue à partir du milieu de l’automne.

Notre vécu côté météo

Un mois de février entier, trois jours de pluie, le reste du temps, un ciel d’une pureté éclatante. Les nuits peuvent surprendre par leur fraîcheur, mais y dormir au grand air relève presque du plaisir. Dans tous les cas, il faut prévoir de quoi parer à tout : veste coupe-vent, polaire, et même une protection anti-pluie restent des alliés précieux, quelle que soit la saison.

Pour travailler

Les travailleurs saisonniers en quête d’emplois ne croisent pas foule en Tasmanie, et cela tombe bien : cherchez un poste juste avant le pic touristique (dès décembre) et les opportunités en hôtellerie ou restauration à Hobart deviennent accessibles, sans course contre la montre.

La cueillette de fruits, une valeur sûre

De janvier à mai, les exploitations agricoles recrutent de la main-d’œuvre pour ramasser cerises et raisins. Le travail est moins monotone qu’ailleurs, la cadence supportable. Les candidats les plus motivés se présentent directement aux domaines ou à l’agence locale pour optimiser leurs chances, dès que la saison bat son plein. Autre astuce : consulter une carte des saisons régionales pour viser la bonne variété au bon endroit.

Côté bons plans emploi ou hébergement, certaines plateformes listent annonces et logements disponibles. Beaucoup de postes sont affichés localement : il faut parfois s’enregistrer ou fournir ses coordonnées à l’exploitant même avant de débuter. Petit rappel : pour la cueillette, une inscription préalable est exigée par les employeurs.

Randonnée en Tasmanie

Sur cette île qui aime marcher, le choix des itinéraires fait tourner la tête : montagnes à grimper, falaises à longer, forêts presque impénétrables, lacs cachés ou cascades bruyantes. Les offices de tourisme distribuent gratuitement un guide intitulé «60 super courtes promenades», aussi disponible en version mobile. Chaque parc publie aussi son propre carnet de sentiers, pour les balades à la journée ou les longues traversées.

Track Piste Overland

L’Overland Track, 65 km de sentiers mythiques, offre six jours d’aventure et de dépassement pour les randonneurs aguerris. Les places sont comptées : chaque saison, le nombre de départs est limité, et les dates convoitées partent vite. Voilà pourquoi s’y prendre tôt reste le meilleur moyen de ne pas rater ce rendez-vous.

Camping en Tasmanie

La nuit sous la tente ou dans le van relève de l’expérience à part en Tasmanie. Les campings gratuits ou économiques abondent ; ils sont propres et bien entretenus. À l’inverse, les grands parcs nationaux, Freycinet, Lake Saint Clair, Cradle Mountain, Mount Field, nécessitent un droit d’entrée, mais ailleurs, la majorité des coins de bivouac restent accessibles librement. Pour camper ou circuler dans les parcs, il faut acheter un pass : 24 $ AUD par jour, ou 60 $ AUD pour deux mois, valable pour un véhicule et jusqu’à huit personnes. Une formule qui simplifie la liberté de mouvement.

Nos coups de cœur pour dormir

Certains emplacements font l’unanimité chez les voyageurs :

  • Bay of Fire (spot gratuit et sauvage)
  • Cooke Creek (gratuit)
  • Camping Waratah Council (21 $ sans électricité, confort correct)

Baie des feux : la randonnée à ne pas manquer

Bonne nouvelle pour tous ceux qui aiment conduire ou pédaler hors des sentiers battus : les routes sont généralement bien tenues et les pistes restent accessibles avec un véhicule classique ou un camping-car. Un 4×4 n’a d’utilité qu’en s’aventurant dans l’ouest le plus sauvage. Sans voiture, le réseau de bus (Redline Coaches, Tassielink) permet de rejoindre l’essentiel. Concernant l’auto-stop, les retours entendus sur place sont meilleurs qu’ailleurs en Australie, une option pour les aventureux. Les cyclistes aussi se régalent sur les itinéraires côtiers ou à l’intérieur. Il est possible d’envisager tout le tour de l’île à vélo, sans risquer le casse-tête.

Côté budget carburant, ça pique un peu plus que dans le reste du pays : environ dix cents de plus par litre, soit 1,50 $ AUD/litre pour le sans plomb d’après les relevés du printemps 2018.

Emplois saisonniers pour backpackers

La région nord de Launceston et Devonport concentre l’essentiel de la cueillette (pommes en mars-mai, cerises de décembre à février), rejointes par Cygnet, Huonville au sud de Hobart et Burnie à l’ouest. Les candidats peuvent s’y présenter directement ou consulter un guide papier recensant toutes les périodes par culture.

Pour décrocher d’autres postes (service, restauration), Hobart et le marché de Salamanca sont des points de chute efficaces, avec une ambiance animée. Pour qui se heurte à un marché du travail ralenti, le wwoofing et l’aide contre hébergement tirent bien leur épingle du jeu. Les possibilités ne manquent pas pour s’impliquer et vivre local, du moins pour une poignée de semaines.

La Tasmanie ne se force pas, elle s’apprivoise, un détour après l’autre. Les paysages changent, les rencontres rythment les jours, et chaque lever de soleil a le goût du premier matin. Sur cette île où l’inattendu tient lieu de règle, il n’y a plus qu’à tracer sa propre route.

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